Inquiétude suite à pertes de marché de la Société des Transports Interurbains de la Nièvre (STIN RATP Dev) : un tiers des salariés en grève

Publié le 27/01/2017 à 10H56
Face aux nombreuses pertes de marché depuis deux années, 2015 et 2016, 32 % des personnels, conducteurs et sédentaires, de la Société des Transports Interurbains de la Nièvre (STIN RATP Dev) filiale de la RATP Dev, ont décidé d’exprimer leur colère, inquiétude et incompréhension en cessant le travail le vendredi 13 janvier 2017. 

Dans le cadre d’une alarme sociale, les organisations syndicales de l’entreprise, dont la CFDT, n’ont pas cessé de négocier avec la Direction des dispositions pour répondre aux attentes des salariés :

Intervention rapide d’un cabinet de soutien psychologique pour aider le personnel exprimant un mal être au travail.

Le 16 janvier, intervention devant les Institutions Représentatives du Personnel (IRP) du Directeur financier régional qui a présenté la situation financière de STIN à l’instant T. Il n’a pas caché que la situation est délicate mais s’est voulu rassurant en s’engageant à ce qu’il n’y aurait aucun licenciement économique. Rendez-vous est pris pour le mois de juin, après la clôture des comptes afin de connaitre la situation financière 2016 et surtout les solutions mises en œuvre ainsi que les objectifs sur l’année 2017.

Une réunion de l’ensemble du personnel prévue le 19 janvier, en présence du Directeur de la région centre RATP Dev permettra à chacun de s’exprimer.

Parallèlement, le Comité d’Entreprise a de nouveau déposé un droit d’alerte pour obtenir une expertise financière pour l’année 2016 réalisée par SYNDEX.

L’ensemble du personnel et leurs IRP restent très vigilants et sont prêt à lancer une nouvelle alarme sociale.  

Par ailleurs, les IRP ont rencontré les responsables transports du Conseil Départemental de la Nièvre, dont le vice-président, pour les informer des conséquences économiques, sociales sur STIN RATP Dev dans le cadre de l’attribution de marchés à des entreprises dites « low cost ». Le strict respect de la loi a été la réponse. 

Tant pis pour le social !